En formant quatre infirmiers à la réalisation des certificats de décès, Sylvie a permis à son établissement de gagner en réactivité lors de situations particulièrement sensibles.
Profil
- Infirmière coordinatrice (IDEC), diplômée d'État infirmière depuis 2003
- Plus de 20 ans d'expérience en gériatrie et médico-social
- IDEC depuis 8 ans, encadre une équipe de 28 soignants
- EHPAD privé de 120 résidents, région Centre-Val de Loire
- Référente qualité et gestion des risques de l'établissement
Le contexte
Lorsque Sylvie prend la fonction d'IDEC il y a plusieurs années, la question des certificats de décès est déjà un sujet récurrent dans l'établissement.
L'EHPAD accueille 120 résidents dont une part importante présente des pathologies chroniques avancées. Les équipes sont régulièrement confrontées à des situations de fin de vie nécessitant une coordination étroite avec les médecins traitants du territoire.
Mais comme dans de nombreuses zones semi-rurales, la disponibilité médicale n'est pas toujours immédiate.
« On avait parfois des familles qui arrivaient très tôt le matin alors que nous étions encore en attente de l'intervention d'un médecin. Ce sont des moments délicats pour tout le monde. »
Le déclic
Lorsque la possibilité de former des infirmiers à la réalisation des certificats de décès est ouverte, Sylvie y voit rapidement une opportunité. Son objectif est de sécuriser l'organisation de l'établissement sans alourdir les plannings déjà tendus des équipes.
Quatre infirmiers sont inscrits à la formation Doctrio.
« Le format en classe virtuelle a clairement fait la différence. Nous avons pu répartir les inscriptions sur plusieurs sessions sans avoir quatre professionnels absents en même temps. »
La formation est financée intégralement par l'OPCO Santé.
Les résultats
Aujourd'hui, l'établissement compte quatre infirmiers habilités. Pour Sylvie, l'impact est concret : davantage d'autonomie, moins d'incertitude organisationnelle et une meilleure capacité à accompagner les familles dans les premières heures qui suivent un décès.
« Nous ne dépendons plus uniquement de la disponibilité immédiate d'un médecin. Pour un établissement comme le nôtre, c'est un vrai changement. »
“Former plusieurs infirmiers à cette compétence nous a permis d'être beaucoup plus réactifs dans des situations où chaque heure compte.”




